Sucre sublingual

SUBLINGUAL SUGAR TECHNIQUE

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L’hypoglycémie est l’un des principaux facteurs de risque d’évolution fatale chez les enfants atteints de paludisme grave. Ils décèdent bien souvent avant d’atteindre une structure de santé.

Il existe pourtant une solution simple et accessible, qui peut permettre aux familles et au personnel de santé de sauver de nombreuses vies.

Une cuillère de sucre mouillé déposé sous la langue des enfants dans les premières heures d’une crise paludique sévère corrige l’hypoglycémie en un temps record, à domicile et pendant le transfert vers une structure de soins. Il s’agit d’un geste de premier secours, en attendant le traitement habituel d’urgence (perfusion de glucose ou sonde gastrique, qui restent nécessaires lorsque la glycémie n’est pas corrigée par le sucre sublingual).

Une étude clinique a été menée en 2008 par le service pédiatrique de l’hôpital de Sikasso au Mali, en collaboration avec Antenna Technologies et la Direction du Développement et de la Coopération suisse.

Conclusion : Le sucre sublingual permet d’atteindre une glycémie normale en moins de 20 minutes dans 50% des cas. Téléchargez le flyer sur la technique du sucre sublingual.

LA MÉTHODE

1. Remplir une petite cuillère de sucre ordinaire et mouillé de quelques gouttes d’eau.

2. Pour les patients dans le coma ou prostrés, ouvrir la bouche en exerçant une légère pression entre le pouce et l’index.

3. Placer le sucre sous la langue. Placer le patient en position latérale (décubitus latéral) afin d’éviter l’étouffement (risque d’inhalation). Avant son assimilation par l’intestin grêle, le sucre est transformé en glucose au niveau de la bouche (enzymes scindant les disaccharides et système de transport transmembranaire) et absorbé.

4. Recommencer après 10 minutes si le patient n’a pas repris connaissance. Maintenir ensuite un apport régulier en sucre sublingual (chaque 10 à 15 minutes) et surveiller jusqu’à stabilisation.

LA DIFFUSION

Le sucre en sublingual est une aubaine pour les régions les plus reculées dans lesquelles la maladie fait le plus de ravages. Grâce à nos efforts, cette technique est désormais recommandée par le Guide clinique et thérapeutique de Médecines Sans Frontières.

Notre défi consiste à faire connaître cette technique simple aux spécialistes en médecine tropicale et qu’elle soit inclue dans les directives de grandes agences internationales telle que l’OMS.

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