Médecines : valorisation des pratiques traditionnelles

Technologies médecine naturelle

La médecine traditionnelle réunit l’ensemble des connaissances, compétences et pratiques basées sur les théories, croyances et expériences auxquelles différentes cultures ont recours pour entretenir la santé ainsi que pour prévenir, diagnostiquer, soulager ou soigner des maladies physiques et mentales.

Dans certains pays d’Asie et d’Afrique, 80% de la population dépend de la médecine traditionnelle pour les soins de santé primaires. Et l’on estime que plus d’un médicament sur trois achetés en Afrique ne contient pas de substance active, ou avec une dose insuffisante.

Une étude des traitements traditionnels permet d’assurer leur pérennité parmi les jeunes générations locales et contribuer à améliorer leur efficacité.

Recherches en cours

Notre mission est d’œuvrer à une amélioration durable des conditions sanitaires dans les contextes les plus défavorisés.

Les recherches que nous soutenons en Suisse et au Mali étudient l’efficacité de méthodes traditionnelles prometteuses afin de les améliorer et de les produire localement. Elles mettent l’accent sur une plus grande implication des communautés dans la prise en charge de leurs problèmes de santé, comme dans l’exemple du paludisme. Afin d’aboutir à des propositions concrètes, scientifiquement validées et économiquement supportables, il est en effet essentiel de mobiliser des professionnels de la santé, des acteurs de la médecine traditionnelle et les populations directement concernées.

  • Recherches en Suisse et au Mali: nous avons démontré qu’une plante très répandue dans les pays tropicaux, l’Argemone mexicaine, peut efficacement soigner le paludisme simple. La « pharmacologie inverse », méthode originale de sélection de ressources locales et traditionnelles, s’est révélée être particulièrement productive, tout en reliant médecine traditionnelle et recherche thérapeutique
  • Une autre technique accessible et simple, l’administration de sucre en sublingual, peut quant à elle sauver la vie de jeunes enfants dans les premières heures de la crise paludique sévère. Les résultats de cette étude menée en collaboration avec le service pédiatrique de l’hôpital de Sikasso au Mali ont été publiés en novembre 2008 dans le Malaria Journal.